La réduction mammaire ou plastie mammaire de réduction

Le fait de ne pas avoir une poitrine en adéquation avec sa morphologie amène de nombreuses femmes et hommes à avoir recours à la chirurgie esthétique.

reduction mammaireLa réduction mammaire peut être souhaitée par le patient dans un cadre purement esthétique comme un relâchement du galbe, une forme inesthétique des seins voire une asymétrie.

La demande peut aussi résulter d’une hypertrophie mammaire impliquant souvent des problèmes physiques et fonctionnels comme des douleurs au cou, au niveau des épaules, du dos, une gêne dans la pratique d’un sport, des difficultés à se vêtir.

La chirurgie de réduction mammaire a pour but de rendre la vie plus confortable et agréable dans les activités quotidiennes.

Concernant la partie fonctionnelle, l’opération apporte très rapidement confort dans la pratique du sport, de nouvelles possibilités vestimentaires et un bien-être psychologique.

La patience est de mise dans ce genre d’intervention et le résultat esthétique final et stabilisé ne peut être jugé qu’un an après l’intervention.

La présente fiche a pour but de préciser les informations qui ont été délivrées par le médecin et de répondre aux différentes questions relatives à cette intervention.

Cliquez sur la ou les questions vous intéressant :

L’intervention chirurgicale vise à réduire le volume des seins, à corriger la ptôse ou une éventuelle asymétrie et ceci afin d’obtenir des seins harmonieux en adéquation avec la morphologie de chacun.

Pratiquée sous anesthésie générale par un chirurgien plasticien, l’intervention dure de 1 à 3 heures.
La durée d’hospitalisation est généralement de 24 heures.

Cette intervention peut être effectuée dès la fin de la phase de développement des seins.

 

Le chirurgien plasticien va procéder à l’ablation du tissu mammaire en excès et adapter l’enveloppe cutanée au nouveau galbe. Il va conserver un volume en harmonie avec la silhouette et conforme aux désirs de chacun.

Selon l’importance de l’hypertrophie et de la ptôse, le chirurgien propose soit :

  • une technique à 2 cicatrices. Il s’agit d’une méthode verticale. La cicatrice dans le sillon sous-mammaire n’existe pas. Cette méthode est utilisée quand l’hypertrophie et la ptôse sont modérées.

cicatrices 1

  • une technique à 3 cicatrices (technique en T inversé ou en encre de navire) au niveau des seins. 

cicatrices 2

Dans ce cadre-ci, les cicatrices sont :

  • péri-aréolaire : autour de l’aréole
  • verticale : de l’aréole jusqu’au pli en-dessous du sein
  • horizontale : dans le sillon sous-mammaire. La taille de la cicatrice dépend de l’importance de l’hypertrophie et de la ptôse.
 

Les cicatrices vont être surveillées attentivement durant les semaines qui suivent l’intervention.

En effet, durant les deuxième et troisième mois post-opératoires, elles peuvent prendre un aspect rosé et gonflé. Ensuite, elles vont progressivement s’estomper mais ne disparaitront jamais complètement.

Une bonne cicatrisation dépend de l’état de santé du patient et/ou de son hygiène de vie. Dans certains cas, cette cicatrisation peut être compromise (obésité, tabagisme, diabète, hygiène corporelle insuffisante,…)

 

Les plaies sont désinfectées et rafraîchies. Un éventuel drainage est retiré avant le retour à domicile par l’infirmière ou le chirurgien.

Une consultation sera programmée avec le chirurgien pour contrôler la bonne évolution des cicatrices.

 

Le patient est autonome et indépendant dès le retour à domicile.

  • Douche interdite avant cicatrisation complète des plaies soit les deux premières semaines suivant l’intervention.
  • Les bains sont interdits pendant 4 semaines.
  • Tous les gestes classiques de la vie quotidienne sont autorisés sauf les efforts de portage lourds.
  • Un soutien-gorge adapté à la nouvelle poitrine est à porter jour et nuit pour une durée d’un mois.
  • Une prescription d’antalgiques légers est proposée par le chirurgien.
  • Eviter les expositions au soleil directement sur les cicatrices.
  • Ne pas prendre de médicament contenant de l’aspirine.
 

Pratiquée par un chirurgien plasticien qualifié et compétent, les risques sont limités.

Néanmoins, comme pour toute intervention chirurgicale, des risques et complications éventuels liés à l’anesthésie mais aussi à l’intervention proprement dite peuvent survenir :

  • Un retard de cicatrisation allongeant les suites opératoires
  • Un hématome.
  • Une infection.
  • Une nécrose de la peau, de la glande ou de l’aréole pouvant être responsable d’un retard de cicatrisation.
  • Une diminution de la sensibilité, notamment mamelonnaire, peut être observée, avec un retour à une sensibilité normale dans un délai de 6 à 18 mois.
  • La survenue de cicatrices hypertrophiques voire chéloïdes.
  • Des accidents thromboemboliques tels que phlébite ou embolie pulmonaire (rare).
 

Après ce type d’intervention, il est conseillé d’attendre 6 mois avant de débuter une grossesse.

Le repositionnement de l’aréole après l’ablation de l’excès cutané peut engendrer la section des rameaux nerveux sensitifs et des canaux galactophores et donc diminuer l’éjection du lait. Cet effet s’estompe avec le temps car l’innervation sous-cutanée se rétablit progressivement ainsi que l’écoulement dans les canaux cicatrisés.

Aussi, il faut savoir que la plastie de réduction mammaire peut diminuer la sensibilité de l’aréole mais, selon les individus, ce phénomène ne se manifeste pas dans tous les cas.

 
  • Les critères de remboursement de la CNS sont très sévères :
  • l’index de masse corporelle IMC ou BMI doit être inférieur ou égal à 26
  • le résection glandulaire doit être supérieure ou égale à 500 grammes par sein

Les frais de l’opération seront d’abord avancés par le (a) patient(e) et ultérieurement remboursés après accord de la CNS.

Si l’intervention est à visée esthétique, il n’y a aucune prise en charge au niveau de la Caisse Nationale de Santé. L’intervention est à la charge du patient. Les critères de remboursement diffèrent d’une assurance à l’autre.

 

 



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