Qu’est-ce qu’une anesthésie générale ?
L’anesthésie générale, ou AG, est un acte médical dont l’objectif principal est la suspension temporaire et réversible de la conscience et de la sensibilité douloureuse, obtenue à l’aide de médicaments administrés par voie intraveineuse et/ou inhalés.
C’est un état comparable au sommeil.
Quelles sont les étapes de l’anesthésie ?
Avant toute anesthésie, lorsque la patiente est installée sur la table d’opération, l’infirmier-anesthésiste met en place un ensemble d’appareils adaptés permettant de contrôler les différents paramètres vitaux (fréquence respiratoire, rythme cardiaque, tension artérielle, saturation en oxygène) de la patiente.

Viennent ensuite :
1. La préparation à l’anesthésie
L’anesthésiste ou infirmier-anesthésiste applique sur le visage de la patiente un masque ayant pour but de préparer l’anesthésie en enrichissant l’organisme en oxygène. Pour information, ce n’est pas le masque qui endort (ou dans de très rares situations).

2. L’induction
Par le biais de la perfusion, sont injectés différents médicaments anesthésiants à des doses adaptées à la morphologie, aux nécessités opératoires et pathologies éventuelles (hypertension, diabète,…).
Généralement, les produits utilisés comprennent un produit pour l’endormissement (induction), un produit pour rendre la patiente insensible à la douleur (analgésique) et, éventuellement, un produit pour empêcher temporairement les muscles de bouger (myorelaxants).
3. La poursuite de l’anesthésie
L’anesthésie générale est maintenue par l’administration d’autres anesthésiants via la perfusion ou un gaz anesthésique administré par les voies respiratoires. Les deux façons de faire sont souvent combinées.
L’anesthésiste assure l’alimentation en oxygène et le cas échéant en gaz anesthésique par :

La pose de la sonde d’intubation ou du masque laryngé est réalisée lorsque la patiente dort. Ces deux actions permettent une ventilation artificielle.
L’anesthésie est entretenue le temps que dure l’intervention. Elle est adaptée en fonction des caractéristiques de l’intervention.
4. Le réveil
Quand l’intervention est terminée, l’arrêt progressif des médicaments anesthésiants ou des gaz va permettre à la patiente de se réveiller plus ou moins rapidement et de reprendre le contrôle de sa respiration. Ce temps de réveil dépend de la durée de l’intervention et de la quantité de produits anesthésiants utilisés.
Une fois réveillée, la patiente est transférée en salle de réveil pour une surveillance rapprochée avant de réintégrer le service d’hospitalisation.
Quels sont les risques de l’anesthésie générale ?
Tout acte médical, même conduit avec compétence et dans le respect des données acquises de la science, comporte un risque.
Les conduites actuelles de surveillance de l’anesthésie et de la période du réveil permettent de dépister rapidement les anomalies et les traiter.
Les consignes de sécurité
Il convient de suivre attentivement les recommandations données par le médecin–anesthésiste afin que l’anesthésie se passe dans les meilleures conditions possibles.
Sauf avis contraire :
En cas de non-respect de ces consignes, il convient d’en avertir l’équipe médicale ou soignante. Il en va de la sécurité de la patiente.