La plastie d’augmentation mammaire par prothèses à visée esthétique

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Cette fiche ne concerne pas la reconstruction mammaire après mastectomie.

augmentation mammaire

Le fait de ne pas avoir une poitrine en adéquation avec sa morphologie amène de nombreuses femmes à avoir recours à la chirurgie esthétique.

La plastie d’augmentation mammaire par prothèses peut être souhaitée par une patiente dans un cadre purement esthétique (acquérir un ou deux bonnets supplémentaires) ou suite à une hypoplasie mammaire qui peut résulter d’un développement insuffisant de la glande mammaire ou consécutif à un accouchement, un amaigrissement ou encore une involution de la glande mammaire liée au vieillissement.

L’hypoplasie mammaire est souvent vécue par la patiente comme une atteinte à sa féminité impliquant un manque de confiance en soi et un mal-être pouvant aller même jusqu’au véritable complexe.

La chirurgie d’augmentation mammaire vise à se sentir plus féminine et confiante, en harmonie avec son corps. 

Le résultat esthétique observé est immédiat. Néanmoins, l’assouplissement des seins et un aspect naturel s’observeront entre 6 et 12 mois après l’intervention.

Les prothèses ont une durée de vie limitée (en moyenne 10 à 15 ans) et peuvent donc nécessiter leur remplacement.

La présente fiche a pour but de préciser les informations qui ont été délivrées par le médecin et de répondre aux différentes questions relatives à cette intervention chirurgicale.

Cliquez sur la ou les questions vous intéressant :

Une plastie d’augmentation mammaire par prothèses est une intervention chirurgicale visant à augmenter le volume des seins grâce à la mise en place de prothèses ou implants mammaires.

protheses mammaire

Pratiquée sous anesthésie générale par un chirurgien plasticien, l’intervention nécessite un geste opératoire pouvant durer de 40 minutes à 1h30.

La durée d’hospitalisation est généralement de 24 heures avec une admission le jour même de l’intervention.

Cette intervention peut être effectuée à tout âge à partir de 18 ans. Exceptionnellement, pour des jeunes filles mineures, elle peut être décidée dans les cas d’hypoplasies sévères ou dans le cadre d’une reconstruction pour les seins tubéreux ou les agénésies mammaires.

 

Il y a plusieurs étapes à cette intervention :

  • l’incision cutanée,
  • la pose des prothèses,
  • la mise en place éventuelle d’un drain et pansement.

incision

Incision cutanée

Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre, qu’il adapte en fonction de la morphologie de la patiente (taille, poids, grossesses, allaitements, morphologie thoracique et mammaire, diamètre de l’aréole).

Le chirurgien procède soit à :

  • une incision dans l’aréole,
  • une incision sous mammaire,
  • une incision dans l’aisselle (plus rare).

Mise en place des implants

Le chirurgien plasticien insère les prothèses :

  • soit en pré musculaire : les prothèses sont placées directement derrière la glande, en avant des muscles pectoraux.

muscles 1

  • soit en rétro musculaire : les prothèses sont placées plus profondément, en arrière des muscles pectoraux.

muscles 2

  • soit en dual plan : les prothèses sont placées pour partie derrière le muscle pectoral et pour partie derrière la glande détachée du muscle dans sa portion inférieure.

muscles 3

Drains et pansement

En fonction du chirurgien, un drain peut être mis en place. Il sert à évacuer le sang ou les sérosités qui pourraient s’accumuler autour des prothèses.

Après l’intervention, un pansement « modelant » est réalisé, soit avec un bandeau thoracique élastique soit avec un soutien-gorge spécifique.

 

Les plaies sont désinfectées et l’éventuel drainage est retiré le lendemain matin de l’intervention. Il est parfois laissé en place lors du retour à domicile et retiré ultérieurement en consultation par l’infirmière ou le chirurgien.

Une prescription d’antalgiques et d’anti inflammatoires ainsi qu’une éventuelle antibiothérapie est proposée par le chirurgien avant le départ.

Un rendez-vous chez le chirurgien est prévu pour contrôler la bonne évolution des cicatrices.

 
  • Douche interdite avant cicatrisation complète des plaies soit les deux premières semaines après l’opération. Les bains sont interdits pendant 4 semaines.
  • Un soutien-gorge adapté à la nouvelle poitrine avec bandeau thoracique est à porter jour et nuit pour une durée d’un mois.
  • Tous les gestes classiques de la vie quotidienne sont autorisés sauf les efforts de portage lourds et les mouvements brusques (ménage, sport,…)
  • Vous pouvez éventuellement reprendre le sport au bout d’1 mois et le travail après quelques jours de repos.
  • Evitez les expositions au soleil directement sur les cicatrices.
  • Ne prenez pas de médicament contenant de l’aspirine.
  • Evitez de conduire trop longtemps.
 

Pratiquée par un chirurgien plasticien qualifié et compétent, les risques sont limités.

Néanmoins, comme pour toute intervention chirurgicale, il existe des risques et complications éventuels liés à l’anesthésie, à l’intervention proprement dite, mais aussi aux prothèses.

Concernant l’intervention :

  • Un hématome
  • Un épanchement séreux
  • Une nécrose cutanée
  • Une infection
  • Des anomalies de cicatrisation : la cicatrice peut prendre un aspect élargi, rétractile, hypertrophique voire chéloïde
  • Une altération de la sensibilité : fréquente les premiers mois puis a tendance à régresser
  • Une galactorrhée ou un épanchement lacté : apparition d’une sécrétion de lait avec risque de collection du liquide autour de la prothèse.
  • Un pneumothorax : très rare

Concernant les prothèses :

  • Formation de « plis » ou aspect de « vagues » : les prothèses étant souples, il peut arriver que l’enveloppe se plisse. Les plis peuvent être visibles sous la peau ou perceptibles au toucher surtout chez les personnes maigres avec peu de glande.
  • Déplacement ou mauvaise position de la prothèse.
  • Rupture de la prothèse
  • Rotation de la prothèse (notable avec un implant anatomique)
  • Formation d’une coque rigide autour de la prothèse (quelques années après intervention)
 

En cas de problèmes (écoulement au niveau de la cicatrice, fortes douleurs, fièvre ou autre), il est impératif de contacter le chirurgien ou la clinique.

 

Après ce type d’intervention, il est conseillé d’attendre 6 mois avant de débuter une grossesse. La pose de prothèses mammaires n’impacte pas l’allaitement car la glande mammaire reste intacte, néanmoins, l’incision péri-aréolaire est à éviter.

 

Le dépistage du cancer du sein reste possible. En fonction du type d’intervention et des caractéristiques des seins (fibreux, denses, …), une IRM est envisagée en première intention, jugée préférable à la mammographie et l’échographie.

 

A visée esthétique, il n’y a aucune prise en charge des frais induits par une opération de ce type par la Caisse Nationale de Santé. L’intervention est entièrement à votre charge. Aucun arrêt maladie ne peut être rédigé.

Les critères de remboursement de la CNS sont stricts.

Dans certains cas exceptionnels, une demande de prise en charge motivée est rédigée par le chirurgien plasticien .La patiente est ensuite convoquée par un médecin contrôleur de la CNS qui signalera ultérieurement par courrier l’accord ou le refus de la prise en charge. En cas d’accord, les frais sont imputables à la CNS.

A savoir que la prise en charge diffère selon la complémentaire santé.

 

 



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